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publié le 29/06/2009
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Evangile lu dans les églises le 5 juilletDieu proche et simple |
Jésus est parti pour son pays, et ses disciples le suivent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. Les nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses soeurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à cause de lui. Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Il s’étonna de leur manque de foi. Alors il parcourait les villages d’alentour en enseignant.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 6, 1-6)
Le commentaire de Sœur Véronique Thiébaut, religieuse de l’Assomption
Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas accueilli… » Le pro-logue de saint Jean rejoint l’Evangile de saint Marc que nous lisons aujourd’hui. A Nazareth, nous assistons véritablement au scandale de l’Incarnation, raconté de manière différente par chacun des Evangiles synoptiques. Les termes sont forts : les habitants de Nazareth sont « frappés d’étonnement », « profondément choqués ». Ils sont confrontés à une contradiction bouleversante.
En effet, voici que le fils du charpentier et de Marie parle avec sagesse et accomplit de grands miracles ! Celui qui était du même sang qu’eux, de la même terre, voici qu’il leur échappe… ! Alors, est-ce la jalousie qui guide la réaction des Nazaréens ou bien le scandale plus grand encore qui se dessine en filigrane ? Certes, un homme qui échappe ainsi aux règles humaines et dépasse sa propre condition, c’est choquant ! Mais il faut inverser la proposition pour mieux comprendre ce scandale. C’est surtout un Dieu qui se fait tout proche et prend notre chair… Il n’est pas si facile de l’accepter, ce Dieu au visage d’homme et aux mains vides. Ce serait tellement plus simple de garder l’image du Dieu aux pleins pouvoirs, qui peut tout, comme un grand magicien !
Les Nazaréens sont invités à un double dépouillement : lâcher leurs idées sur l’homme pour le voir, tout à coup, plus grand qu’ils ne croyaient… et lâcher leurs idées sur Dieu, l’accueillir tel qu’il se donne à contempler, simple, proche, pauvre. Le manque de foi, c’est l’incapacité à recevoir ce renversement sur l’échelle des valeurs. L’un – Dieu – s’abaisse pour que l’autre – l’homme – grandisse de toutes parts. Que nos mois estivaux soient placés sous le signe du même renversement, pour que nous sachions voir Dieu là où nous ne l’attendions pas.
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