Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, le Fils de Dieu. Il était écrit dans le livre du prophète Isaïe : Voici que jenvoie mon messager devant toi, pour préparer la route. A travers le désert, une voix crie : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. Et Jean le Baptiste parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés. Toute la Judée, tout Jérusalem, venait à lui. Tous se faisaient baptiser par lui dans les eaux du Jourdain, en reconnaissant leurs péchés. Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins, et il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés dans leau ; lui vous baptisera dans lEsprit-Saint. »
Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 1, 1-8)
Le commentaire dAlina Reyes, écrivain
Dimanche dernier, saint Paul nous a dit que le Christ sétait solidement implanté en nous. Lhomme a laissé monter son cri vers Dieu, et il a reçu en réponse une forme de parole proprement divine : un être vivant ! Un être qui est encore une promesse, tout en étant déjà là, implanté dans notre humus dhumains.
« Cela » a beau venir du ciel, voilà qui na rien déthéré. Cest dans la chair bien terrestre de Marie que se trouve le Christ. Rien de ce qui est divin ne nous étant étranger à partir du moment où nous avons trouvé le Christ cest bien en nous aussi quil sapprête à venir, revenir, au monde. Et cest limmense beauté des textes de la liturgie que de nous inviter vivement à revivre pleinement laventure de Marie. Car lenjeu est absolument essentiel. Il ne sagit pas seulement, pour chacun de nous, de veiller à notre propre épanouissement spirituel. Cest toute lhumanité qui veut être épanouie, comme lest Marie, enceinte de cet Enfant.
Le Saint-Esprit nous le souffle, rien ne pourra avoir lieu pour tous sans avoir dabord lieu en chacun. Et nul ne pourra être totalement assumé si tous ses frères ne le sont aussi. Chaque responsabilité est capitale. Dans ce dialogue inouï qui a commencé entre Dieu et nous, où Dieu se fait proche au point dimplanter en notre sein sa parole, nous sommes appelés à nous dépasser au-delà de limaginable, pour pouvoir répondre vraiment et dignement. Nous en sommes aujourdhui aux grands travaux.
Avec Isaïe, affrontons déserts et montagnes, aplanissons lespace, voyons droit, faisons le vide pour accueillir le Seigneur. Elargissons aussi notre perception du temps, comme saint Pierre nous invite à le faire, car autre est le temps du Tout-Autre, et si nous ne changeons dheure, nous manquerons le rendez-vous. Entrons dans le temps de la contemplation, devenons vraiment temple, nous qui portons lEnfant à naître. Marc nous le rappelle, par le baptême de Jean, nous connaissons de nouveau limmersion, comme foetale, leau de lattente, du temps suspendu
A dans sept jours !
|