Réagir 25/05/2010  |  18:25
Coquille sur la façade du sanctuaire de Saint-Jacques-de-Compostelle. © Yvon Boëlle

…et son déclin

Histoire des chemins de Saint-Jacques de Compostelle

Au XVIe siècle, de vives critiques à l’encontre du pèlerinage commencent à se faire entendre. Les philosophes humanistes, tel Erasme, dénoncent les superstitions et les abus qui lui sont attachés. Luther renchérira en mettant en doute l’authenticité des reliques de l’apôtre et conclura : « Laisse donc tomber et n’y va pas. Laisse-y voyager celui qui le voudra mais toi, reste chez toi. »

Étonnamment, les hommes d’Église de la Contre-Réforme catholique abonderont en ce sens, vantant la supériorité du pèlerinage spirituel sur la pérégrination terrestre. La philosophie rationaliste des Lumières allait achever de rendre cette pratique suspecte.

Au début du XIXe siècle, de nouvelles formes de dévotion, notamment mariale, entreront en concurrence avec le pèlerinage de Compostelle. Le 25 juillet 1867, une quarantaine de pèlerins seulement se retrouvent à Saint-Jacques pour la fête de l’apôtre.

En 1900, Mgr Duchesne porte le coup de grâce au culte de saint Jacques, en remettant en cause non seulement son apostolat en Espagne mais aussi, à l’instar de Luther, l’authenticité des reliques vénérées à Compostelle pourtant reconnue par le pape Léon XIII…

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